Cet OS a été écrit dans le cadre d'un jeu sur Sunscheits, et autant vous dire que même si j'ai eu la demande la plus sympa ( dixit Kya_* ), j'en ai chié comme pas permis. Je HAIS les lemons, c'est définitif.
Le feu à la maison
La neige tombait incroyablement tôt cette année, le froid était perçant et les rues étaient enneigées depuis un peu plus d'une semaine maintenant. Incroyable, voir même improbable pour un mois de Novembre. Les gens se pressaient dans les magasins, préparant déjà leurs achats Noel, que ce soit les cadeaux, les vêtements, les accessoires pour faire la fête ou les déguisements. Les décorations hivernales ornées déjà les villes et quelques rares maisons. L'hiver n'était pas temporellement commençait (le vingt-deux Décembre seulement), mais on le ressentait déjà beaucoup.
Comme beaucoup de monde en cette période de l'année, Bill avait commencé ses recherches du cadeau parfait. Cette année, il voulait en offrir à toute sa famille et avait déjà trouvé quoi leur offrir. Seulement, il ne savait pas quoi acheter pour son frère. Tom n'avait rien dit à propos de Noel, n'avait rien demandé, à tel point que Bill se demandait s'il voulait réellement quelque chose. Mais peut-être cela était-ce parce qu'il ne lui avait tout simplement pas demandé. C'est pourquoi il se retrouvait à faire toutes les boutiques de la ville un Dimanche après-midi alors qu'il consacrait ce jour à la paresse. S'il ne trouvait rien aujourd'hui, il serait contraint de trouver le cadeau de Tom au téléachat ou sur internet. Cette idée lui plaisait déjà beaucoup moins.
La nuit commençait à tomber et cela lui fit prendre conscience de l'heure qu'il pouvait être. Pas loin de dix-huit heures. Les derniers magasins ne tarderaient plus à fermer et il n'avait toujours rien pour son frère. Ca l'étonnait plus que ça ne l'énervait. Il connaissait ses goûts sur le bout des doigts. Et comme Tom aimait à peu près tout, il n'aurait pas du rentrer les mains vides.
[ ... ]
Ce matin-là, Bill s'était levé très tôt pour se connecter et au Télé achat et aux sites de vente en ligne. Il tenait à tout prix à être le premier demandeur s'il parvenait à trouver le cadeau parfait pour Tom. Cependant, il savait qu'il avait bien plus de chances de trouver la perle rare sur internet qu'à la télévision. Sauf si Tom se sentait la subite envie de repeindre toutes les pièces de l'appartement, au quel cas ce pistolet à peinture dit révolutionnaire car ne coulant pas, serait parfait pour lui. Seulement Tom avait deux mains gauches et savait à peine nettoyer les carreaux sans se mettre de produit nettoyant dans les yeux.
A tout juste neuf heures du matin, il avait déjà épluché trois sites et suivis, au possible, le téléachat sur deux chaînes différentes. Il n'avait toujours rien trouvé et ça lui semblait totalement fou. Comment était-il possible qu'en deux-milles-neuf, avec ou sans la crise économique, toutes ces boutiques et ces sites divers et variés, on ne puisse pas trouver un cadeau ? C'était complètement dingue.
Au bout de trois heures de recherches supplémentaires et intensives, il n'avait toujours rien. Ce devait être un complot, interpole contrôlait son accès à internet et à la télévision et le suivait où qu'il aille. Ca ne pouvait être que ça, sinon comment expliquer le fait que, même s'il restait un peu moins de trois semaines avant Noel, il n'avait toujours aucun cadeau pour Tom ? D'autant plus qu'ils n'avaient plus dix ans, un poème ou un collier de pâtes ne passeraient pas. Même si Tom avait un sens de l'humour à tout épreuve, il n'était pas sûr que ce genre de cadeaux passe bien auprès de lui. Ils avaient vingt-cinq ans, qu'est-ce qui pouvait bien plaire à une personne de leur âge ? Ou plutôt, à une personne comme Tom ? Car Bill était un être totalement à part qui avait demandé tout un tas de fanfreluches pour filles et une peluche Winnie l'Ourson qui chantait " Mon beau sapin ". Son coup de cœur de l'année, parait-il.
Il souffla d'agacement et prit sur lui pour ne pas s'arracher les cheveux. Non pas qu'il se retenait de devenir fou à ce point, mais il tenait énormément à ses cheveux. Il passait tellement de temps à les bichonner, que ça lui ferait affreusement mal au cœur que de leur infliger une telle sentence. Quoique, si, il était fou. Ce n'était que des cheveux après tout. Pas un brin naturels en plus de ça puisqu'ils étaient teint, reteint, rereteint et encore reteint. Il s'en occupait tellement que des fois Tom se demandait s'il vivait avec Bill ou avec Bill et sa chevelure ? D'ailleurs, il aurait largement préféré vivre avec eux, eux au moins étaient silencieux et immobiles.
Enervé, il éteignit l'ordinateur et la télévision et alla s'enfermer dans sa chambre. Comment pourrait-il trouver un cadeau alors qu'il avait épluché tous les points de ventes possibles et imaginables du pays ? Surtout qu'il s'y était pris en avance, s'il s'y était mis deux semaines plus tard, il n'aurait même pas trouvé une place pour lui dans les boutiques pour y entrer une fesse. Il soupira désespéré et enfonça sa tête dans l'oreiller se retenant d'hurler. Il n'avait pas le courage de le faire, trop fatigué. Il s'était levé très tôt pour chercher le présent idéal, c'était un exploit pour lui qui ne se levait jamais avant dix heures du matin.
D'un coup, et on ne su comment, une idée le frappa. Il n'avait pas fait tous les magasins, il n'avait pas fait les Sexshop. Peut-être que le bonheur de Tom se trouverait là-bas, peut-être. Oui, mais quoi ? Il se releva brusquement et se prépara à sortir. A défaut d'avoir un métier qui lui occupe ses journées, il avait, pour le moment, un souci qui les lui occupait. En plus de ça, il y avait un Sexshop à deux rues de chez lui. C'était parfait.
[ ... ]
Vers onze heures, Bill était arrivé au SexShop et dès son arrivé, il fut surpris de voir qu'il faisait parti des commerces qui ne fermaient pas le midi. Et une fois à l'intérieur, il fut de nouveau étonné de toute la diversité des produits de la boutique. Il y avait des choses complètement improbables, d'autres dont il ignorait l'existence et, pour certaines, l'utilité. Il avait eu du mal à se remettre de ce qu'il avait vu. Comme il s'en doutait, il n'y avait pas que des sextoys, il y avait aussi d'autres accessoires, des costumes et autres, mais il ne s'attendait pas à un tel choix de sextoys ... Dès qu'il avait vu ça, il avait totalement mis de côté les jouets sexuels de sa liste de cadeaux. Au final ça lui ferait plus plaisir qu'à Tom et ça n'était pas le but, ensuite, il passerait tellement de temps à choisir, que le magasin serait obligé de rester ouvert une bonne partie de la nuit.
A vingt-cinq ans seulement, il réalisait qu'il y avait un vaste choix et moultes façons de pimenter sa vie sexuelle. Il ne s'en rendait compte que maintenant. A son âge c'était ... étrange. Lui qui était si débauché. Ca tenait là aussi de la science-fiction, ou peut-être était-ce simplement un mauvais karma. Il n'aurait su dire
Après qu'il eut tourner en rond une bonne vingtaine de minutes, une vendeuse s'était approchée de lui et avait demandé s'il voulait de l'aide ou s'il recherchait quelque chose en particulier. En regardant la vendeuse, il fut là aussi surpris de tomber sur une femme tout ce qu'il y a de plus banale, avec un col roulé et non un décolleté, un jean et des bottes tout ce qu'il y a de plus normales. En fin de compte, c'était peut-être sa vision des Sexshops qui était à revoir, ce n'était pas lui qui avait raté un gros épisode sexuellement parlant.
Il lui avait répondu qu'il n'avait pas besoin d'aide, mais qu'il ne savait pas non plus quoi acheter. C'en était suivis tout un interrogatoire. Sur ces goûts en matière d'équipement, ses préférences sexuelles, ce qu'il recherchait comme effet ou comme sensation, de même à propos de son partenaire.
C'est en discutant avec cette vendeuse qu'il s'était souvenu pourquoi il était homo. Les femmes sont bavardes, bien plus que lui, elles jacassent sans cesse et pour couronner le tout, celle-ci travaillait dans le commerce, autant dire qu'elle avait tous les défauts, puisqu'elle cherchait à lui refourguer toute la boutique. Pour penser comme une femme, Bill était bien placé pour comprendre qu'il voulait LE cadeau, pas la boutique et LA somme qui donnerait des vertiges et des poussées suicidaires à sa carte bleue. Dans ce qu'il demandait, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Elle aurait du le comprendre et lire dans ses yeux, que le sexe, c'est le sexe, on ne rigole pas avec ça. Mais alors, s'était-il dit, c'était peut-être aussi pour ça qu'elle lui présentait tous les articles un à un, ventant leurs avantages.
Ce n'est qu'une heure plus tard après que cette vendeuse eu fini de lui montrer tous les jouets du magasin, qu'il opta pour un assez original. De son point de vue en tout cas. Une machine à pénétration avec toute une panoplie de godes divers et variés. Il y en avait tellement qu'il n'était même pas sûr que la machine leur serve un jour. Au pire elle ferait un joli porte-serviette miniature. Cependant il n'avait toujours pas ce qu'il recherchait exactement, cette perle rare qui ferait de ce Noel, un jour inoubliable et mémorable, pour lui, comme pour Tom. Un peu de nouveauté ne faisait jamais de mal, alors autant innover cette année.
Plus qu'usée par ses longues explications, la vendeuse était partie prendre une pause et avait été remplacée par une de ses collègue. Celle-ci semblait plus professionnelle aux yeux de Bill. Elle cherchait avant tout à satisfaire le client et non à liquider les stocks. Néanmoins, même si elle s'avérait très professionnelle et sérieuse, elle se devait de poser des questions pour le moins indiscrètes, ce qui lui permettrait de définir ce qu'il fallait précisément pour pimenter le Noel de Bill.
«
Et à part la masturbation avec vos nouveaux achats, qu'est-ce que vous avez expérimenté comme pratique ?
- Euh ... Bondage, esclavage, les yeux bandés, plans à trois, plans à quatre, euh ... il fit mine de réfléchir,
aussi toutes les positions possibles qui puissent exister, quelques unes sorties de notre imagination, euhm ... aussi avec de la nourriture, on s'est filmé, l'échangisme ... je crois qu'on a tout fait, conclut-il »
La vendeuse le regardait avec de grands yeux, à moitié surprise de voir quelqu'un de si jeune ayant fait tant de choses et amusée de sa façon d'énumérer tout ça. D'autant plus qu'il n'avait pas tout fait, que ce n'était qu'une partie infime de ce qui était possible.
«
Je pense avoir ce qu'il vous faut, sourit-elle. »
Quand il l'avait suivit dans l'arrière boutique, il avait ni plus, ni moins halluciné face à ce qu'elle lui avait présenté. Lui ? Offrir ça à Tom ? Il allait se prendre la baffe la plus monumentale de tous les temps. Face à sa mine ahuri, la vendeuse avait alors expliqué que ce n'était pas offrir dans un simple paquet cadeau, et il comprit tout de suite où elle voulait en venir. Et dire qu'il y avait déjà songé plusieurs fois pour leur anniversaire ! Mais qu'il pouvait être bête ! Il se souvient qu'il avait aussi pensé à le faire pour leur premier Saint Valentin ensemble et qu'au lieu de ça, il avait offert un portefeuille à Tom.
Il était maintenant de retour chez lui, et, à peine eut-il mit un pied dans l'appartement, qu'il avait une fois de plus foncé dans les chambre avec ses achats, pour s'étaler sur le lit, comme une grosse larve visqueuse et mourante.
Lentement il repensait à ce qu'il venait de faire et il peinait à y croire. Jamais il n'avait pensé à offrir quelque chose d'aussi intime, et surtout, il n'avait jamais osé le faire. Dieu seul sait pourtant à quel point cette idée était fabuleuse. Plutôt que d'acheter une énième babiole inutile ou des vêtements qui finiraient un jour ou l'autre à la poubelle, autant se faire plaisir, et bien. Et puis comme ça, ça lui permettrait d'avoir la bonne excuse idéale pour pouvoir passer Noel en tête à tête avec son jumeau. Après tout, un peu d'inceste ne faisait jamais de mal. Jamais. Il fallait juste éviter de se faire pincer, mais pour vivre heureux, il faut vivre caché non ?
[ ... ]
Il ne restait plus qu'une semaine avant Noel et, comme chaque année, Bill recevait un nombre mirobolant d'appels de sa mère chaque jour. A vrai dire, elle était comme lui, elle s'y prenait toujours en avance, surtout en période de fêtes comme maintenant. Et elle tenait à tout prix à savoir si ses fils seraient bel et bien là le soir du réveillon, s'ils l'aideraient à préparer le repas et la table, s'ils resteraient dormir à la maison et ce qu'ils souhaiteraient manger. Elle téléphonait si souvent que ça tenait plus du harcèlement moral que du doute ou du trou de mémoire.
C'était le cinquième coup de fil de la journée, il n'était que quatorze heures ... Qu'il aimait ses cheveux ou pas, Bill se les aurait volontiers arraché pour s'assurer que tout cela n'était qu'un rêve et que sa mère n'était pas si envahissante et insistante. Elle était très attachée aux valeurs familiales, trop attachée. Ses fils étaient très branchés lit, tout son contraire en somme. Que ce soit Bill ou Tom, ils ne voulaient pas veiller avec elle, mais ce n'était pas pour autant qu'ils refusaient son invitation à passer chez elle le vingt-quatre. Cela faisait trois ans qu'ils avaient leur premier appartement et pas une seule fois ils n'avaient passés les fêtes rien qu'à deux. Leur mère était toujours sur leur dos.
Après une nouvelle répétition de " Vous voulez manger quoi ? De la dinde ou du chapon ? ", Bill sentit les poils dans son dos se hérisser et ses dents grincer. C'était la question de trop. Ca lui briserait sûrement le cœur de sa mère, mais ça commençait à devenir franchement lassant et énervant tous ces appels, toutes ces questions, , il voulait pouvoir lui dire " non " et passer le réveillon avec Tom, chez eux.
«
Bah en faaait ..., commença-t-il hésitant,
je prendrais bien de la dinde à Noel , mais le truc c'est que, euhm, il toussa,
j'invite Tom au restaurant ce soir-là et j'ai déjà réservé la table. »
C'était totalement faux, mais tout était bon pour passer un minimum de temps avec son frère. Il travaillait tellement, toujours plus longtemps, qu'il voulait vraiment avoir Tom à ses côtés rien que pour lui ce jour-là. Ce n'était déjà pas complètement certain qu'il puisse avoir une journée de repos.
«
Et comment tu vas faire mon chaton, tu n'as pas de travail, autrement dit, pas d'argent.
- Mamaaaan, râla-t-il,
je gagne bien ma vie. C'est pas parce que je coiffe à domicile, ni que je te coupe les cheveux gratuitement que je n'bosse pas.
- Si tu l'dis ... »
Il se passa la main dans les cheveux, tentant de garder son calme. Voilà, il avait froissé sa mère. Si elle se mettait à le rabaisser, elle était vexée ou fâchée. L'un comme l'autre, c'était mauvais pour lui.
«
J'ai jamais dit qu'on ne viendrait pas, seulement qu'on ne pourrait pas manger, essaya-t-il de la rassurer.
- Mouais ... je te rappelle plus tard, au revoir. »
Et elle raccrocha sans lui laisser le temps de rajouter quoi que ce soit. Mais soit, ça lui laisser le temps d'installer le sapin et de le décorer. Seul certes, mais c'était toujours une bonne chose de faite. Et puis ça l'occuperait un peu avant son prochain déplacement en fin d'après-midi.
[ ... ]
Une fois de plus, Bill s'était levé tôt ce matin. Après avoir décoré le sapin de Noel quelques jours plus tôt, il avait totalement délaissé les décorations et avait décidé, pour une fois de suivre la tradition, et décorer l'appartement le vingt-quatre Décembre. Il n'avait jamais été très branché traditions et compagnie, mais quand ça pouvait être aussi utile qu'aujourd'hui, alors tant mieux, il les appliquerait à la règle. Ainsi, il n'avait pas à craindre que telle ou telle guirlande tombe en pleine nuit que les boules et autres décorations éparpillées un peu partout dans le logis, ne prennent la poussière, l'obligeant par la suite, à faire le grand ménage.
Pour donner une atmosphère typiquement festive et hivernale, il avait tout d'abord inspecté minutieusement l'appartement et avait ensuite choisit et disposé avec le plus grand soin, les décorations. Essentiellement des guirlandes lumineuses bleues et grises, et des boules plus dans les tons magentas, accrochées aux coins des meubles et sur quelques guirlandes. Pour que cela sonne plus " Noel ", il avait rajouté quelques petites figurines musicales et lumineuses, comme ce petit bonhomme de neige qui chantait " Vive le vent d'hiver ".
Bill prenait tout son temps pour faire une décoration parfaite. Il avait toute la journée pour le faire, alors bon, inutile de se précipiter et de faire n'importe quoi. Après d'autres appels trop nombreux de sa mère, il avait décidé de ne plus passer du tout aujourd'hui et avait déposé à la hâte la veille, tous les cadeaux qu'il avait achetés pour sa famille. Sa mère avait été trop loin dans ses questions et ses remarques, n'ayant, apparemment, pas digéré le fait que ses fils veuillent passer le réveillon ensemble. Il s'était assez violemment disputé avec elle et avait raccroché sans plus tarder.
La sonnette retentie et il se précipita à la porte. Cela devait être le livreur de pizza. Oui il s'était levé tôt, mais cela ne lui avait pas donné envie de se préparer à manger. D'autant plus qu'il était un piètre cuisinier, il n'allait pas se provoquer une intoxication alimentaire. Les pizzas étaient si bonnes, surtout dégoulinante de bons fromages ... son pêcher mignon.
Il ouvrit et ce fut bien ses pizzas qui étaient arrivées. Il allait se régaler.
Il n'était pas l'heure de manger une telle chose, mais pour Bill, il n'y avait pas d'heures pour manger de la pizza, surtout une aux trois fromages.
[ ... ]
Tom ne rentrerait que dans une vingtaine de minutes. Cela laissait peu de temps à Bill pour se changer, sortir les plats de traiteur du frigo et les mettre sur la table. Toute la journée il avait décoré l'appartement et il avait fait en sorte que la table du dîner pout parfaite en tout point. Il s'était tué à la tâche toute la journée, fait rare le connaissant, et n'avait pas pensé une seule fois à lui. Fait encore plus rare.
En vingt minutes il devait donc dresser la table et se préparer. En sachant qu'il lui fallait au minimum quarante minutes pour s'habiller et se coiffer le matin (douche comprise, cela prenait plus d'une heure), il allait devoir s'activer comme jamais. C'était un gros challenge, mais il était prêt à le relever.
Il fit un saut en express dans la cuisine, sortant les plats préparés du frigidaire et les déballa tout aussi en faisant attention de ne pas les renverser, auquel cas, lui et Tom se retrouveraient à manger un sandwich Jambon/Beurre pour Noel. Il n'y aurait plus de magie, de romantisme et l'ambiance ne seraient donc pas au rendez-vous. Une fois le tout déballé à peu près soigneusement, il apporta le tout dans la salle à manger et retourna dans la cuisine chercher la plus belle vaisselle qu'ils avaient.
Jamais il n'avait été aussi vite pour quoi que se soit, pas même pour se déshabiller ou déshabiller Tom. En pensant à cela, il se rappela brutalement qu'il devait encore changer de tenue et qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps, surtout s'il voulait refaire ses cheveux et son maquillage.
A nouveau, Bill improvisa un sprint dans l'appartement, allant de sa chambre à la salle de bain, prenant un habit et un produit cosmétique à chaque fois. Il allait réellement vite et pourtant, il était persuadé que d'une minute à l'autre Tom allait arriver et qu'il le verrait en train d'enfiler difficilement et ridiculement son ensemble - car il avait opté pour ça -, dans une position gênante et compromettante. Bill avait toujours eu le chic pour se faire prendre et agir différemment des autres.
Dans la salle de bain, il trébucha sur le séchoir et s'entendit au sol comme une crêpe. Il se releva difficilement, ressentant comme une douleur à la cuisse, qu'il inspecta immédiatement. Heureusement pour lui, cette douleur qu'il avait cru sentir n'était que le fruit de son imagination. Il n'avait rien, pas la moindre égratignure, éraflure, il n'y a pas même une seule rougeur aussi minime soit-elle. Cela devait être son trop plein de stress qui lui jouait des tours.
Il se regarda dans le miroir positionné juste au dessus du lavabo et se détailla longuement. Son ensemble était magnifique et s'accordait parfaitement bien avec la tenue que Tom porterait en rentrant du travail, ce que lui portait en dessous et c'était aussi agréablement assorti à son make-up. Pour ce soir, Bill avait choisi un costume des plus sérieux, avec un pantalon à pince, une chemise blanche et une veste noire, sauf qu'il n'avait pas mis de cravate, avait laissé quelques boutons de sa chemise ouverts, il ne l'avait pas braillé et son pantalon descendait extrêmement bas sur ses hanches. Il étincelait, ni plus, ni moins. Que ce soit son maquillage ou ses cheveux, tout était impeccable, il n'aurait même pas besoin de se dévêtir pour que Tom lui saute dessus. A peine il le verrait que ses yeux crieraient " Braguette, ouvre-toi ! "
Un bruit de porte se fit entendre à l'autre bout de l'appartement, le faisant sursauter. Il sortit en trombe de la salle de bain, se précipitant sur Tom et lui sautant dans les bras.
«
TOOOOOOM !, cria-t-il
- Hmpfhfgfdgf
- Quoi ? Il sentit Tom se dégager de lui.
-
Tu m'étouffes ! Bill hmpfa et le serra de nouveau contre lui, se foutant de l'étouffer ou non.
- Je m'en fous, tu m'as trop manqué, dit-il mielleusement. »
Tom serra lui aussi sa prise et déposa un simple baiser sur les lèvres de Bill. Celui-ci l'amena sans plus tarder dans la salle à manger, fière de lui servir un repas comestible et digeste pour une fois. La table brillait de mille feux, les couverts en argent luisaient à la lumière des décorations, de même pour les verres et les assiettes. Au milieu de la table était disposés les plats et quelques décorations de table posées là histoire de.
Une fois attablés, Bill leur servis fièrement des tranches de rôti - prédécoupées -, des haricots verts et des pommes de terre rôties, elles aussi. Bill se sentait vraiment heureux de pouvoir offrir un tel repas à Tom. Il était le pire cuisinier que la terre n'ai jamais porté et Tom prenait, la plupart du temps, un sandwich pour sa pause déjeuner au travail. Au soir, l'un comme l'autre, ils étaient bien trop fatigués pour faire un véritable dîner et mangeaient donc ce qu'ils trouvaient dans le frigo et les placards. Ce soir étant exceptionnel, Bill avait tenu à ce que le repas le soit aussi. Il avait même acheté du vin pour l'occasion.
Tom avait été émerveillé en voyant comment Bill avait su arranger l'appartement pour la soirée, l'embellir, le rendre plus chaleureux et convivial, tout en créant une atmosphère intimiste auprès de la table de la salle à manger. C'était fabuleux, Bill avait fait un véritable travail d'orfèvre. Le seul point négatif était que cette période de fête avait une durée limitée et par conséquent, cette décoration ne resterait pas indéfiniment. Il avait été tellement surpris en voyant tout ça, qu'il n'avait rien dit lorsque Bill avait murmuré qu'il lui avait manqué. En général il le plaquait contre le mur et l'embrasser tendrement pendant un long moment, en lui disant par la suite que c'était tout à fait normal puisqu'il était son fantasme ambulant.
En voyant Bill les servir, il avait été une fois de plus étonné. Non pas qu'il avait droit à un menu de chef, mais il s'était rendu compte à quel point Bill resplendissait sur son trente-et-un. Il l'avait toujours trouvé magnifique, mais ce soir ça dépassait largement la magnificence, il n'y avait pas de mot pour décrire avec exactitude son degrés de beauté. S'il savait ce que Bill lui réservait ... Il n'était pas au bout de ses surprises.
Le repas était franchement succulent. Tom n'avait plus aucuns doutes quant à l'origine des mets. Ils n'étaient pas de Bill, mais cela prouvait qu'il avait, là aussi, fait un effort. C'était divinement bon, la viande était saignante, les pommes de terre avaient ce gout si spécifique au rôti qui les avait accompagné pendant la cuisson, et les haricots verts étaient parvenus à lui faire aimer ces légumes qu'il avait, d'habitude, en horreur. Il n'y avait pas à dire, Bill s'était surpassé pour cette soirée.
Bill n'ayant pas commandé d'entrée, le dessert était arrivé rapidement. Un somptueux vacherin à la framboise et à la fraise, avec plus de meringue que dans un vacherin normal. Ce dessert était le pêcher mignon de Tom, essentiellement à cause de la meringue. C'était un vrai régal. Il fallait à tout prix qu'il demande à Bill où il avait acheté tout ça, qu'ils engagent le cuisinier au plus vite.
Cependant, Tom trouvait que tout cela allait un peu vite. Certes ils n'étaient qu'à deux, mais ils ne parlaient pratiquement pas, se regardant simplement dans les yeux et mangeaient dans le silence le plus complet. Il était avec Bill ou le roi du silence ? Il aurait voulu que Bill lui adresse la parole entre le repas et le dessert, qu'il lui raconte sa journée comme il le faisait tous les jours, qu'il lui répète une nouvelle fois qu'il s'était ennuyé et qu'il lui avait manqué, qu'il lui raconte tous les potins de ses clientes et qu'ensuite, ils passent au dessert. Ca avait été trop rapide à son goût, mais il ne pouvait pas se plaindre. Premièrement parce que Bill avait du passer un temps considérable pour tout, la maison, la table, le traiteur et deuxièmement, parce que cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas autant régaler.
C'est donc tout naturellement qu'à la fin du dessert Bill l'entraîna avec lui sur le canapé pour regarder la télévision en attendant minuit et l'ouverture des cadeaux. C'était une règle que leur mère leur avait imposé quand ils étaient bien plus jeunes. Père Noel ou pas, personne n'ouvrait ses cadeaux avant minuit. Et pas une seule fois ils n'avaient faillit à cette règle, ils la respectaient au pied de la lettre.
Pour l'instant ils s'ennuyaient plus qu'autre chose, mais ça ne les dérangeaient pas tant que ça. Ils avaient été tellement habitués à passer des réveillons bruyants, brouillons et très fatiguant, qu'ils ne pouvaient pas dire à un Noel aussi calme que celui-ci, même s'il l'était de trop. Pour l'instant. Bill jubilait rien qu'en repensant au cadeau qu'il offrirait à Tom et à combien le changement de situation serait radical. Si ce réveillon était mémorable de par le fait qu'ils ne le faisaient qu'à deux, il le serait aussi avec le cadeau de Bill. Pour l'ambiance ils pourraient toujours faire mieux l'année prochaine, mais Bill ne pourrait plus se surpasser pour les cadeaux, sauf s'il gagnait au Loto, peut-être que là, il achèterait un Yacht à Tom.
Le plus impressionnant était sûrement le fait que Bill ne commentait pas le bêtisier qui passait à l'écran et qu'il était simplement collé à Tom. Mais s'il tentait de se rapprocher, il voudrait l'être toujours plus, et encore, et encore, et au final, son cadeau n'aurait plus d'intérêt. Néanmoins c'était apaisant, pour Tom en tout cas. Il n'avait pas pu avoir sa journée de repos et généralement, quand il rentrait, Bill se mettait à parler et ne s'arrêtait plus, sauf quelques rares fois pendant le repas, et ne se taisait qu'une fois qu'il dormait. Ca lui faisait extrêmement de bien d'avoir autant de silence d'un coup même si ça lui semblait inhabituel et étrange.
[ ... ]
La soirée était passée atrocement et ridiculement lentement. Cependant iils étaient maintenant sereins et apaisés. Tom ne se rappelait plus à quand remontait la dernière fois qu'il avait vu un Bill aussi calme. C'était si rare, déjà quand ils étaient petits, Bill était une véritable pile électrique. Ils n'avaient fait que regarder la télévision, un des éternels bêtisiers de fin d'année vu et revu mais ça leur avait plu car ils l'avaient visionné ensemble et sans personne pour les déranger.
Il était maintenant près de minuit et ni l'un, ni l'autre, n'avait envie d'attendre l'heure fatidique pour ouvrir leurs présents. Maintenant qu'ils étaient sortis du cadre traditionnel, ils n'avaient plus tellement d'obligations à respecter, et ils n'étaient plus obliger de suivre la coutume à la règle. Ils étaient libre de faire ce qu'ils souhaitaient, et pas que ce soir. Ils étaient majeurs depuis sept ans déjà.
Comme s'ils avaient pensé à la même chose simultanément, ils se regardèrent droit dans les yeux, comme pour se concerter, ils se lancèrent un regard complice et hochèrent la tête en même temps, tout en riant. Comme quoi, ils avaient beau être incestueux jusqu'au bout des ongles, ils n'en restaient pas moins jumeaux. Pour eux, qu'il y ait inceste ou pas, ne changeait rien à ce qu'ils étaient, ils éprouvaient juste un énorme désir pour l'autre et l'aimait peut-être un peu trop.
D'un commun accord, ils étaient partis chacun de leur côté chercher le cadeau de l'autre, à la différence près que Bill ne reviendrait pas avec.
Quand Tom arriva dans le salon, il se retrouva seul et stupide. Mais que foutait Bill ? Tom n'était pas du genre très patient et si Bill ne faisait pas tout en même temps que lui, comme ici, revenir, il s'énervait assez vite. Mais pour une fois, il prendrait sur lui et son mal en patience. C'était Noel après tout, et peut-être que ce que Bill lui offrait été lourd ou imposant, voire les deux.
Au bout de cinq longues minutes, Tom désespérait complètement. L'énervement pas au programme du jour, contrairement à toutes les fois où son impatience lui jouait des tours. Il commençait à s'inquiéter sérieusement et à s'imaginer des choses totalement surréalistes. Bill ne s'était quand même pas fait manger par le paquet cadeau, si ? Il avait acheté quoi ? Un pitbull croisé avec un ours brun ?
De son côté, Bill avait foncé dans leur chambre et avait retiré son ensemble, uniquement ça, arborant dès lors une tenue des plus affriolantes et s'était mis, le plus discrètement et silencieusement possible, dans un paquet cadeau d'environ un mètre sur un mètre. Il était assez souple pour tenir dans une boîte de cette envergure.
Ce que Bill réservait à Tom était si énorme et insolite, qui même en l'ayant voulu, Tom n'aurait jamais pu le deviner ne serait-ce qu'une seconde.
Au bout d'une durée que Bill estimait suffisamment longue, il attrapa son téléphone portable sous lui, et qu'il avait pris soin d'embarquer avec lui dans le paquet, et envoya un sms à Tom. Tel qu'il le connaissait, Tom préparait déjà son meurtre.
« Ho ho ho ! Ici le père Noel qui te parle. Si tu as été sage cette année, un joli cadeau t'attends dans ta chambre, mais inutile de te précipiter, il ne va pas s'envoler. J'espère que ton cadeau te plaira, très affectueusement, le père Noel. »
Dès que Tom réceptionna le message, il eut juste le temps de s'entendre rire de la bêtise de son frère, qu'il accourait déjà à sa chambre, hâté de voir ce qui l'attendait. Peut-être Bill entièrement nu sur le lit avec une bonne couche de coulis de fraise sur le torse. Il y avait forcément un double sens dans ce message, le « sage » était ce double sens, il en était sur.
Quand il fut dans la chambre, il alluma d'abord la lampe de chevet qui était de son côté du lit, et fut surpris de remarquer d'un foulard était posé dessus, et que celui-ci tamisait la lumière. Ensuite, lorsqu'il se retourna, il tomba sur un paquet assez imposant, et là encore, il n'y avait pas de Bill. Mais que faisait-il à la fin ? Certes son cadeau semblait être une grosse surprise dans tous les sens du terme, mais il pouvait au moins être là, non ? C'était la moindre des choses, surtout lorsque, comme eux, on réveillonnait en amoureux.
N'en pouvant d'attendre et s'énervant sérieusement de l'absence de Bill, il ouvrit le cadeau, sans grand enthousiasme. A tel point que même la personne la plus dépressive paraissait joyeuse comparé à lui.
Lorsque les deux pans du paquet furent ouverts, il fut propulsé sur le lit par ... par quoi au juste ? Il n'avait pas eu le temps de voir ce que c'était, qu'une musique envahissait déjà la pièce.
Les premières notes, ô combien douces emplissaient la pièce, et, au rythme de celle-ci, Tom vit Bill se déhancher lentement dessus, dans une tenue incroyablement excitante. Rouge et très transparente, un simple gilet se nouant à la poitrine et jupe si courte qu'on aurait pu la confondre avec une ceinture. Le spectacle lui plaisait tant, qu'il en avait vite oublié le fait que Bill l'avait bousculé en sortant du carton.
Les gestes de Bill se faisaient fluides et gracieux. Il dansait et tournait suivant attentivement l'air de la chanson qui, étrangement, collait plus avec un dîner en tête à tête que sa danse qu'il voulait érotique et sensuelle.
Au rythme de ses mouvements, Bill suivait la mélodie, rendait la beauté de ses gestes encore plus intense. Il suivait chaque note attentivement, et dès qu'il les sentait accélérer, il tournoyait et enroulait ses bras autour de ses hanches, comme s'il dansait un slow.
Tom ne disait rien, ne bougeait pas, étant complètement subjugué par la scène, et ne quittait pas Bill des yeux, le trouvant gracieux comme jamais. Il adorait ce qu'il voyait, il trouvait cette petite tenue très charmante, bien que, de dos elle rendait la chose encore plus sensuelle, mais de face, elle semblait gâcher toute la magie du moment. Mais qu'importe, il trouvait Bill magnifique, plus que d'habitude et son attention le touchait beaucoup. Car jamais il ne l'avait vu danser, il ne le pensait même pas capable d'une telle grâce dans ses mouvements.
Arrivé à la seconde reprise du refrain, Bill sortit complètement du paquet et se posta devant Tom, à quelques centimètres de lui, posant ses fesses juste sous son nez, et continuait de se déhancher au fil de la musique.
L'un comme l'autre était surpris. Bill parce qu'il ne se savait pas capable d'une telle chose, se mettre à la danse, se travestir et séduire par la danse. Et Tom parce qu'il ignorait tout ça et qu'il n'aurait jamais pensé voir Bill dans une telle tenue. Cependant il le trouvait horriblement sexy comme ça et à la fois si beau, agréablement beau.
Sentant la fin de la chanson arriver, Bill s'assit sur les genoux de Tom et lui susurra les paroles au creux de l'oreille.
«
Whatever they say, whatever they do, I'll always love you. »
Il insista sur le « I'll always love you » et l'embrassa tendrement, ne voulant pour rien au monde briser l'atmosphère doucereuse qu'il était parvenu à créer. Et pas seulement avec sa chorégraphie. Durant tout l'après-midi, il avait réfléchis et imaginer tout un tas de scénario, cherchant lequel conviendrait le mieux avec l'effet qu'il voulait obtenir. Pour l'instant, il avait réussis à les envelopper dans un chaud et agréable petit cocon, il devait maintenant, tout en suivant son plan, rendre tout ça un peu plus ... bestial.
Ce fut Tom qui brisa le baiser et qui pris la parole en premier. Il s'était tut trop longtemps et il avait, à présent, trop à dire.
« -
Bill ... t'es complètement fou et en même temps si attentionné ... T'es vraiment unique. Je vais faire quoi maintenant avec mon cadeau ? Il a l'air si nul, il insista sur le « nul »,
à côté du tien !
- Non mais qui te dis que c'était ça ton cadeau ? J'ai bien mieux pour toi, gloussa-t-il
.
- En tout cas, elle est très charmante cette petite tenue, fit Tom tout en passant sa main dans le dos de Bill »
Bill se releva tout en lui prenant la main et l'amena dans le salon où se trouvait le sapin, et où ils avaient l'habitude de s'offrir leurs cadeaux. Là-bas, Tom repris le petit paquet qu'il avait posé sur le canapé et le tendit à Bill, l'embrassant sur la joue, comme lorsqu'ils étaient petits.
Lentement, Bill ouvrit son paquet sous les yeux attentifs de son frère, et découvrit en même temps que lui, un boîtier, sûrement d'une bijouterie. Il l'ouvrit aussi et en sortit une magnifique montre. Une sur laquelle il avait littéralement craqué quelques mois plus tôt. Tom ne lui avait peut-être pas offert toutes les babioles et la peluche musicale qu'il avait demandé, mais ce cadeau lui faisait bien plus plaisir que ceux qu'il aurait du avoir.
Il prit Tom dans ses bras et le serra de toutes ses forces, le remerciant encore et encore, et disant qu'il était à la fois, le meilleur grand-frère et le meilleur amant qu'il n'avait jamais eu. Tom le connaissait réellement par cœur, et chaque fois qu'il s'en rendait compte, il avait envie de le serrer si fort contre lui, qu'il en étoufferait. Mais qu'il le considère comme son jumeau ou comme son amant, il voyait toujours Tom comme un gros nounours très affectueux affectif. Que se soit lui ou Tom, ils n'avaient jamais pu tirer un trait sur leur gémellité.
«
Si ta petite danse c'était pas mon cadeau, qu'est-ce que s'est alors ?, demanda finalement Tom.
- Et bien ... tu as droit à une nuit de folie avec la mère Noel. »
Tom pouffa de rire, se tenant les côtes tant il riait. Bill affichait plutôt une mince consternée et lui tapa le bras comme pour lui demander de se ressaisir et d'avoir un peu de tenue.
«
J'ai jamais été aussi sérieux Tom, le gronda-t-il »
Tom fit comme s'il avait pris peur et calma tant bien que mal son fou rire qui avait faillit s'accentuer face à la dernière réplique de son frère. Il avait toujours su que Bill avait raté sa carrière de comique. Sans qu'il ne se doute de rien, il vit Bill sortir un bonnet de mère Noel de sous le sapin et l'enfiler.
Vu de cette façon, la proposition de Bill n'était peut-être pas si mal. La mère Noel était foutrement sexy cette année. Combien de temps pourrait-elle lui accorder cette nuit ? Dieu seul savait approximativement. Ce Noel allait être mémorable, c'était désormais une certitude, pour l'un, comme pour l'autre.
«
Alors, as-tu été réellement sage cette année ou as-tu été un sale garnement ? »
Tom fit mine de réfléchir, se grattant le cuir chevelu et haussa simplement les épaules, comme s'il ne connaissait pas la réponse. A vrai dire, il ne savait pas ce que Bill lui réserverait, peu importe sa réponse.
«
Je vois ... Nous dirons alors que tu as été à peu près sage, conclut Bill,
si tu le souhaites, tu peux t'asseoir sur les genoux de la mère Noel et lui demander tout ce que tu veux. »
Bill était devenu complètement fou, c'était tout ce dont Tom était capable de penser. Bien sûr, il savait son frangin assez déluré, frappé, et libertin, mais il ne le connaissait pas si libéré et imaginatif ... Y'avait-il eu de la drogue dans les plats du traiteur ? Fort possible, puisque Bill n'avait pas dit un mot de la soirée, de même pour lui.
Comme un enfant très obéissant, Tom se leva et alla s'asseoir sur Bill, près du sapin et entoura son cou à l'aide de ses bras. Il le regarda intensivement, se délectant de son doux visage et pris enfin la parole.
«
J'ai toujouuuuurs rêvé de recevoir un baiser de la mère Noel, avoua-t-il,
un gros gros poutoux.
- Un baiser ou un poutoux ?, questionna Bill,
tu sais normalement, que se sont deux choses différentes. N'est-ce pas ? »
Tom se sentit bête. Il avait sans doute parlé un peu vite.
«
Alors, pour faire simple, j'ai toujouuuuurs voulu savoir si la mère Noel avait les lèvres douces, sourit-il niaisement et faisant rire Bill.
-
Juste ça ?, l'interrogea-t-il,
si c'est ce que tu souhaites ... »
Alliant le geste à la parole, Bill prit le visage de Tom entre ses mains et dé posa une kyrielle de baisers sur celui-ci, appuyant bien chaque pression. Ce petit avait la peau douce comme une peau de bébé. Tom savourait ces agréables caresses sur sa peau, ne se rendant pas compte qu'il avait fermé les yeux.
«
Et maintenant, lui demanda Bill,
as-tu envie de savoir autre chose ? As-tu envie de quelque chose en particulier ?
- Et bien ... est-ce que je peux toucher tes doudounes ? »
Bill s'étrangla à moitié, plus que surpris par les mots employés par son frère et son manque de délicatesse, mais acquiesça tout de même. Il était son cadeau, il pouvait parler, bouger, mais pas refuser. Tom pouvait faire tout ce qu'il souhaitait de lui, même s'il n'en était pas tout à fait au courant.
«
Je vais pas me retrouver avec du charbon plein le lit parce que j'aurais tripoter la mère Noel hein ?, s'inquiéta faussement Tom
-
Mais non, tu n'as rien à craindre, absolument rien, lui répondit malicieusement Bill. »
Plus que ravi, Tom se mit face à Bill et passa doucement sa main sur son torse, à travers son court, très court, petit gilet et s'amusa à frôler ses tétons, et plus particulièrement son piercing, avec lequel il prit un malin plaisir à tirer légèrement dessus.
Les petits bruits que Bill faisait éveillaient ses sens, lentement mais sûrement. Ce piercing était une idée divine, autant que son étoile sur l'aine. Il passa alors sa main sous le tissu et la pressa un peu plus contre l'épiderme et le petit bout de chair. Il sentit Bill se détendre complètement sous son toucher, et de la chair de poule se développer sous ses doigts. Bill frissonnait et Tom le toucher à peine.
«
Et, et maintenant, bredouilla Bill, as-tu encore envie d'autre chose ? Une liste de souhaits à me révéler ?
- Euh ... J'ose pas le dire, c'est pas très très gentil et après j'aurais pas de cadeaux, dit Tom penaud.
- C'est à moi de le dire et d'en juger, pas à toi, le rassura-t-il
.
- Vraiment ? Alors, il souffla et repris d'une voix plus basse,
j'ai toujours rêvé de me faire la mère Noel, surtout depuis que je sais qu'elle est aussi BONNE ! »
Il se prit une énorme tape sur la tête de la part de Bill, complètement désespéré de la vulgarité de Tom ( et pas seulement aujourd'hui, il avait toujours cruellement manqué de finesse et de délicatesse. ), mais là aussi, Bill ne put qu'acquiescer et se faire à l'idée qu'il était « trop bonne ». Il pria Tom de faire, désormais, tout ce qu'il souhaitait de lui, mais qu'avant ça, il avait quelque chose à aller chercher. Tom craigna le pire.
De son côté, Bill était parti en détalant comme un lapin, faisant virevolter sa mini jupette, donnant ainsi à Tom une magnifique vu sur ses fesses dont une seule ficelle de string dépassait, et alla jusque leur chambre. Là-bas, il sortit de l'armoire le carton du sexshop où se cachait la « Fuck machine » - c'était ainsi que ça s'appelait -. Elle n'était certes pas imposante mais lourde.
Il revint difficilement au salon et surpris Tom dans ses pensées. Il savait déjà tout ce dont Tom pouvait penser. A lui bien sûr. Bill lui-même s'était étonné en se croyant à fond dans son rôle de dame des neiges, et sa tenue ... mon dieu qu'elle étai courte et transparente. Le string ne servait à rie, puisqu'il était, lui aussi, minuscule. Cependant, cet accoutrement ne le dérangeait pas, il était à l'aise avec, et le tissu était doux.
Quand Tom le vit revenir avec cette boîte, il crut qu'il allait suffoquer face au contenu. Le simple nond e l'engin avait suffit à lui couper le souffle de surprise. Bon sang, Bill avait craquer son slip ou quoi ? Que s'était-il passé dans sa tête pour faire de tels achats ? il n'était plus sexuellement satisfait ? Il craignait déjà que Tom se ramollisse ? Il avait un amant ? Pire ! Il avait une maîtresse ? C'est pour ça qu'il cherchait temps à pimenter leur sexualité ce soir ? Oh, bon sang de bois pensa Tom, au diable les questions stupides, une soirée « culs nus » l'attendait, et il n'allait pas la gâcher avec des suppositions à deux francs six sous.
Avant même que Bill ne s'asseye, Tom se releva et pris la boîte que Bill tenait, la posant à terre. Ceci fait, il reporta toute son attention sur la « sex machine » en face de lui et se jeta sur ses lèvres. La vue de ce carton (plutôt l'illustration qu'il y avait dessus) et la charmante créature la tenant avait suffit à le rendre dingue. Il avait hâte que tous les vêtements soient à terre et d'essayer la machine sur Bill.
Tom avait plaqué Bill contre le mur, juste à côté du sapin et le serrait si fort contre lui qu'il pouvait sentir le sang qui circulait dans ses veines. Il l'embrassait avec fougue et passion en essayant de défaire ce gilet qui lui résistait.
Bill était totalement dingue des baisers de son frère, c'est ce qu'il aimait par-dessus tout. Essentiellement parce que Tom passait d'un état à un autre et que ça ne demandait pas trop d'efforts. Quand il sentit Tom passer une main dans son dos, et la glisser sous le minuscule gilet, il l'entendit pester contre « ce gilet de merde ! » le forçant à casser le baiser.
Ayant pitié de lui, Bill dénoua le gilet qui s'ouvrait à l'avant et non à l'arrière, et le retira sensuellement sans jamais quitter Tom des yeux, puis le laissa glisser le long de ses bras, jusqu'à attérir au sol.
«
T'es aveugle ou tu le fais exprès ? T'as pas vu que le nœud était devant ?
- J'ai été pris par les sentiments aussi, attends, t'as vu comment t'es fringué ? Si j'avais été encore plus impressionné, j'aurais même pu fouiller dans tes cheveux ou dans mes chaussures pour ouvrir ton gilet. »
Bill ne répondit qu'un vague et peu audible « Oh mon dieu ! » et réembrassa Tom, les faisant subtilement reculer jusqu'au canapé. L'arrière des genoux de Tom butta contre celui-ci et ils finirent par s'allonger sur ledit canapé.
Le corps de Bill maintenant sur lui, Tom passa à nouveau une main dans son dos, remontant directement jusque sa nuque, et joua avec ses cheveux. Doux et soyeux. De son autre main, il tenait Bill fermement contre lui et l'embrassait tendrement, tout le contraire du baiser précédent. Lentement, la main qui servait à tenir Bill fermement plaqué contre lui, se faufila jusque la petite jupette et glissa en dessous pour jouer avec la ficelle du string.
De le toucher, rendait Tom tout chose. Jamais il n'avait vu Bill en string, il lui disait toujours que c'était une chose qui n'arriverait jamais, pas même en rêve. Alors de l'avoir vu ce soir en portant, d'un rouge outrageusement sexy et contrastant, comme le reste de la tenue avec sa peau blanche, il avait immédiatement eu envie de se jeter sur lui, de lui arracher tout ça et de le pilonner sauvagement.
Tom mourrait d'envie d'essayer la machine sur Bill, son envie se faisait grandissante. Un peu trop même. Il devenait quelque peu brusque dans ses mouvements, griffant ainsi Bill aux fesses. celui-ci ne manqua pas de couiner son mécontentement et de se redresser pour le fixer dans le blanc des yeux.
Dans son regard Bill pouvait discernait un trop plein de désir, d'amour et encore de désir. Il ne savait pas quand, mais il avait comme la sensation d'avoir raté un épisode, de ne pas avoir pris conscience d'une chose en particulier. Tom était incroyablement excité et ça ne se voyait pas que dans ses yeux. L'érection de Tom se dressait contre sa cuisse
«
C'est moi qui te fait autant d'effet ?, finit par demander Bill.
-
Toi, la tenue et notre nouveau jouet. Rien que de t'imaginer dessus avec uniquement ta jupe ... Ca m'excite grave.
- Tom !, le reprit Bill. »
Tom parlait bien trop vulgairement à son goût. C'était tout sauf excitant un tel langage, ça avait le don de le faire grincer des dents. Cependant, Bill resta tout de même assit sur lui et ondula du bassin, se frottant ainsi contre son érection. Il savait pertinemment que ce genre d'attention rendait Tom fou, un vrai supplice. Mais Tom était un peu masochiste sur les bords, alors ça ne le dérangeait pas le moins du monde, tant qu'il arrivait à ses fins par la suite.
[ ... ]
Après ça, Bill avait presque regretté son achat, presque. La seule chose à laquelle il n'avait pas pensé en l'achetant était Tom. Il avait, on ne sait comment, totalement oublié que Tom était pire que lui, que son cerveau était placé très bas, qu'il lui servait beaucoup, un peu trop même, et que tout ce qui se rapportait de près ou de loin au sexe le mettait dans un état pas possible. Comment avait-il pu passer à côté de ça ? Qu'il pouvait être tête en l'air ...
Tout de suite après qu'il se soit à nouveau plaqué contre Tom, celui-ci l'avait retourné de façon à ce qu'il soit bien callé dans le canapé. Dans son élan, il n'avait pas remarqué qu'il avait magistralement assommé Bill contre le mur contre lequel était posé le canapé et ne s'était pas rendu compte que Bill était sonné. De toute manière il avait l'esprit bien trop occupé pour ça.
Une fois de plus, Tom s'était montré brusque, trop brusque, et Bill s'était dit qu'il était plus que temps qu'on lui décerne une médaille ou qu'on lui construise une statut pour supporter Tom depuis vingt-cinq longues années. Ce n'était pas parce qu'il l'aimait que c'était simple tous les jours, loin de là. Et quand il le vit quitter le canapé pour se diriger vers la machine, il se fit la réflexion que la nuit aussi allait être longue, fatigante, mais tout de même plaisante.
Tom n'avait eu d'yeux pour Bill toute la soirée, trouvant son ensemble plus que charmant et élégant. Dans sa micro tenue rouge, il l'avait trouvé foutrement excitant et à la vue de cette F-A-B-U-L-E-U-S-E machine, il avait sorti de sa tête les vêtements de son frère, l'imaginant dévêtu, ou alors avec sa petite jupette rouge, s'empalant sur un des nombreux godes. Car, étrangement, il aimait bien plus voir Bill se procurer du plaisir, ou lui en procurer. A vrai dire, il n'était pas très friant de tout ça, du moins il n'aimait pas le faire, il préférait voir Bill le faire, ou le lui faire. C'était foutrement mieux.
Il s'était dés lors précipité sur cette machine qu'il considérait déjà comme la nouvelle femme de sa vie, laissant Bill en plan sur le canapé, et l'avait déballé découvrant la panoplie extraordinaire de godes qu'il y avait dans la boîte. Certains ne leur seraient pas utiles, comme ceux qui stimulaient le clitoris par exemple. Il comprenait mieux pourquoi le carton était si gros, même si la machine était petite.
Plutôt que de prendre racine sur le sofa, Bill s'était relevé et était venu aider Tom dans le montage de la machine. Elle était petite, certes, mais il y avait le mécanisme de la barre de support – pour les godes – à installer et avec Tom dans les parages, ce n'était pas chose facile.
Ils avaient passés pratiquement vingt minutes pour construire tout ça avant de comprendre qu'il y avait une notice de montage et bien sûr, qu'ils avaient fait ça n'importe comment. Ce n'est que cinq minutes plus tard qu'ils se sautèrent dans les bras pour se féliciter et que l'impatience de Tom réapparut.
Maintenant, Tom se délectait du spectacle qui s'offrait à lui. C'était au-delà que tout ce qu'il avait pu imaginer. Après quelques supplications, il avait réussis à convaincre Bill de se servir seul de l'engin et de le laisser faire les réglages, pour les vitesses notamment. Et il ne regrettait pas du tout.
Il avait ordonné à Bill de s'allonger à même le sol et de retirer son string, ne gardant que la minijupe. Il lui avait ensuite demandé de se préparer en se servant du tube de lubrifiant qui était fournis avec la machine et pour finir, il avait lui-même choisi le sextoy qui le pénétrerait ; un
plug.
La machine à présent réglée à la vitesse maximale, il regardait Bill se tordre dans tous les sens, se cramponner aux objets alentours et surtout, la sueur perler le long de son front et de son cou. Bill transpirait très facilement et ça lui ne plaisait qu'à moitié (Uniquement dans ce genre de moments). Il prenait un plaisir fou à l'entendre crier de plaisir et il se retenait tant bien que mal de se toucher afin de se soulager. La vue du corps de Bill gesticulant, tremblant et suant, mélangé à ses gémissements le mettaient dans un état de transe tel qu'il pouvait jouir d'un moment à l'autre dans son boxer.
Entre temps, Tom s'était dévêtu, ayant bien trop chaud. Il savait qu'il était un peu fou, un peu sadique, mais ses idées avaient toujours du bon. Bill prenait son pied en partie grâce à lui. C'est lui qui avait décidé de mettre la vitesse maximum, mais c'était Bill qui avait acheté la machine. C'était en partie grâce à lui que le sapin allait tomber d'une minute à l'autre parce que Bill s'y cramponnait de trop. C'était en partie grâce à lui que ses jambes allaient être tonifiées et musclées à les faire aller dans tous les sens. C'était en partie grâce à lui que demain il n'aurait plus de voix.
Il aurait voulu qu'il y ait une vitesse supérieure pour qu'il puisse voir Bill gesticuler jusqu'à se démembrer, suer jusqu'à inonder le sol et glisser dessus, griffer ce même sol à s'en arracher les ongles et hurler jusqu'à s'en arracher les cordes vocales. Il n'en était pas loin, vraiment pas loin mais cette vitesse supplémentaire aurait fait un plaisir un fou à Tom. Mais au lieu de ça, il vit Bill se retirer difficilement en haletant, des mèches de cheveux collées au visage et s'asseoir lentement le plus loin possible de la machine.
Jamais ils n'avaient pris leur pied comme ça. Aussi bien Tom en temps que spectateur, que Bill en temps qu'acteur. Le reste de la soirée pourrait difficilement être mieux mais Tom avait une telle érection que ce serait aussi quelque chose de mémorable. Même s'il aimait être en dessous, il mourrait d'envie de pilonner Bill sauvagement. Où, il s'en fichait, il voulait juste le pénétrer bestialement et férocement. Continuer de la faire crier, de supplier, de se contorsionner et de crier encore et encore.
Il se rapprocha de Bill et, comme s'il ne l'avait plus vu depuis des lustres, il se jeta avidement sur ses lèvres pour un baiser plus que fougueux. Son corps s'écrasa contre celui de son frère en même temps qu'il avait posé sa bouche contre la sienne. Bill avait à peine eu le temps de souffler que Tom lui sautait déjà dessus, l'empêchant de reprendre une respiration correcte et de se remettre un temps soit peu de ses émotions. Néanmoins, l'envie était toujours là, il n'avait pas encore jouis et son sexe commençait à sérieusement faire mal.
Tom avait lâché les lèvres de Bill, tout en le plaquant à nouveau au sol, et embrassait son visage. Il le goutait, le léchant quelques fois. Ses baisers étaient bien plus doux que ses gestes, bien qu'aussi rapides et se faisaient de plus en plus bas. Il embrassait son cou et sa mâchoire, tandis que de ses mains, il lui caressait les flans et électrisant Bill par ses gestes et son changement d'attitude. (C'était la marque de fabrique de Tom, il démarrait au quart de tour et se radoucissait assez rapidement.)
Arrivé à hauteur du torse de Bill, il lécha du bout de la langue ses clavicules, savourant la douceur et le gout de sa peau. Tom adorait plus que tout les clavicules de Bill, son extrême minceur faisaient qu'elles étaient plus visible, et il jugeait cela foutrement excitant. Voyant qu'il s'attardait un peu trop dessus, il y déposa un rapide baiser et sa langue redescendit parcourir son torse, ayant une préférence pour ses tétons. Quand Tom passa la langue sur l'un d'eux, il sentit Bill frissonner sous lui, c'eut l'effet d'un (petit) électrochoc et, sous l'emprise du désir depuis un moment déjà, il prit le téton entre ses lèvres et se mit à le sucer goulument.
La sensation de sucions à endroit tel que celui-là, avait fait frémir Bill de plaisir. Avec Tom, il était habitué aux pratiques nouvelles, étranges et inhabituelles, souvent déplaisantes, mais là, il ne pouvait que trouver ça bon, merveilleux, orgasmique. Bill n'était plus qu'une chose gémissante, hautement sensible aux attentions de Tom et qui le tenait la tête fermement collée à son torse pour l'inciter à continuer. Ce que Tom lui faisait était nouveau, chaud, bon, excitant, bon et encore bon. En réalité, il n'aurait su dire, ni définir les sensations que tout cela lui procurer, le bien-être et en même tout ce désir sur une telle partie de son corps. Ca lui donnait envie de plus de contact, d'attention ; de plus, tout simplement. Il n'était pas sûr de tenir le choc encore longtemps, c'était si foutrement grisant et divin. Alors, comme il l'avait déjà fait un peu plus tôt avec la machine, à regret, il demanda à Tom d'arrêter et de poursuivre ses explorations ailleurs que là, qu'il ne trouverait pas de lait mais du sang. Certes ça lui plairait, mais Bill aurait beaucoup plus de mal à l'idée de le faire dans des conditions pareilles. (Il ne supportait pas la vue du sang, pas même lorsqu'il se coupait avec une feuille.)
Tom l'avait sucé avec force et s'en était à peine rendu compte. Une fois le téton en bouche, il s'était mis à téter et avait arrêté de réfléchir (déjà qu'il ne le faisait pas beaucoup.), la chair de Bill avait un gout si bon, si ... succulent. Tellement que si la loi ne l'interdisait pas, et ce, avec ou sans l'accord de Bill, il aurait découpé ce petit morceau de lui et l'aurait fait cuire, de façon à ce qu'il soit saignant et juteux. Puis il était devenu totalement fou en l'entendant gémir toujours plus fort, en le sentant se cramponner à ses dreads jusqu'à lui donner mal aux cheveux. Et, comme il s'en doutait, Bill avait fait en sorte de tout stopper avant qu'il ne soit trop tard. Seulement, il voulait le faire jouir plusieurs fois dans la nuit, le faire crier, hurler, pleurer de plaisir, le voir le supplier de mettre fin à tout ça et de le soulager une bonne fois pour toutes. Et si, pour parvenir à ses fins il devait directement attaquer avec la pénétration, il le ferait et trouverait bien d'autres manières de le faire jouir.
Il avait maintenant, toujours sa langue parcourant et goutant chaque minuscules parcelles du corps de Bill, et s'était trouvé une nouvelle occupation. Plus que les tétons et l'aine gauche, le véritable point sensible de Bill était son nombril (On pouvait carrément parler d'hypersensibilité.) . Il allait là aussi, sucer, aspirer, lécher et mordiller à le rendre fou, il lui ferait oublier son nom, ce pourquoi il était là, le pourquoi de son existence, il allait lui faire perdre la tête.
Bill s'était légèrement relevé, prenant appuis sur ses avant-bras, ayant une vue plus que parfaite sur ce que lui infligeait Tom. Sa langue partout sur son abdomen, aussi pour le lécher que pour l'embrasser. Tom était pervers et coquin non pas jusqu'au bout des ongles, mais jusqu'au bout de la langue. Quand il rouvrit les yeux – qu'il ne se rappelait pas avoir fermé -, la vision que Tom lui offrait était jouissive. La main de Tom était posée sur l'une de ses cuisses, tandis qu'il sentait son souffle au creux de son nombril. Il attendait la suite avec impatience, pressé que Tom le fasse décoller. Il se rappelait de cette fois où, juste en mimant l'acte, là, Tom l'avait vite conduit à l'orgasme. Sa langue faisait des merveilles.
D'un coup, il le vit s'abaisser et sentit sa langue le pénétrer lui procurant mille frissons et lui arrachant déjà un gémissement. Il la sentait tournoyer de gauche à droite, puis aller de haut en bas le chatouillant agréablement tandis qu'il voyait les mains se faufiler de plus en plus vers ses fesses. Il écarta alors les jambes, laissant ainsi à Tom plus de liberté. Entre ses mains et sa langue sur lui, Bill peinait à discerner d'où venait cette sensation de plaisir intense qui l'envahissait petit à petit, les coups de langue sur et dans son nombril le rendaient fou, le souffle de Tom juste au dessus ne le grisait qu'un peu plus et il était prêt à parier que ses mains allaient le faire crier.
Tom voyait sans mal le visage de Bill se tordre légèrement de plaisir et se régalait de ses gémissements. Bill le tenait toujours par la tête mais n'avait pas la force nécessaire pour l'empêcher de bouger. Il se releva quelque peu, retirant sa langue, et comme il l'avait fait pour le téton, il se mit à sucer et aspirer son nombril, créant ainsi un doux fourmillent au creux du ventre de son frère. Bill avait lâché ses dreads, criant sous l'effet de surprise et haletait. Les sensations n'étaient pas les mêmes, pas aussi intenses, mais plus douces et légères. Il avait envie de rire, la succion étant plus propice à cela qu'au sexe.
Après une dernière aspiration, Tom lâcha le nombril de Bill, déposant à nouveau ci et là des baisers et lui présenta deux doigts que Bill s'empressa de prendre en bouche. Il enroula sa langue autour, regardant Tom sensuellement, presque sexuellement et suçant avidement ses doigts. Sans comprendre pourquoi, il le vit tourner la tête, puis la seconde d'après le corps presque entièrement – laissant donc à Bill tout le plaisir de sucer encore et encore ses doigts – et fouiner une fois de plus dans le carton d'emballage de la machine. Quand Tom retira ses doigts, il se retourna quasi en même temps et, souriant perversement à Bill, il brandit fièrement ce que Bill reconnu comme un vibromasseur. Tout de suite les choses n'étaient plus les mêmes. Qu'allait faire Tom avec deux doigts et un vibromasseur ? Il n'osait même pas imaginer quelle idée tordue venait de traverser son esprit, car ce ne pouvait être que ça, un plan complètement dingue.
Bill sortit de ses réflexions tout aussi douteuses que l'idée que Tom avait forcément eue, quand il sentit les deux doigts le pénétrer d'un coup et les ongles lui griffer la peau. Tom ne chercha pas à savoir si Bill ressentait une quelconque douleur ou non, et bougea immédiatement en lui. Ses doigts faisaient de simples allées et venues alors que ceux de son autre main avaient mis le vibromasseur en route. Quand il fut allumé et qu'il s'était assuré que le sextoy fonctionnait correctement, il le posa sur les testicules de Bill en même temps que ses doigts s'écartèrent en lui en allant le plus loin possible. Bill cria de surprise sous l'effet de la sensation nouvelle et de la soudaine activité en lui. Les vibrations étaient un peu étranges, mais elles étaient incroyablement bonnes, lui faisant un peu la même chose qu'un anneau vibrant – en plus bas et nettement mieux- et les doigts de Tom étaient tout simplement divin, bougeant et allant taper là ça faisait le plus de bien. Il gémissait fort, très fort, ondulait du bassin pour que Tom s'enfonce toujours plus loin et que les vibrations s'étendent à tout son service trois pièces.
Ses gémissements résonnaient comme une douce mélodie qui envoûtait littéralement Tom et emplissait agréablement ses oreilles. Le vibromasseur lui avait donné envie d'empaler Bill avec, mais c'était trop banal et classique à son gout, alors il avait décidé de s'en servir autrement et de lui faire perdre définitivement la tête. Il avait la preuve même que cela fonctionnait, il sentait Bill se contracter autour de ses doigts, et il bavait devant son bassin qu'il n'avait de cesse de bouger. Puis cette petite mèche de cheveux collée dans son cou, érotique au possible, son ventre qui se mouvait en rythme et lui
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« Si je suis moi parce que je suis moi, et si tu es toi parce que tu es toi, je suis moi et tu es toi. Si, en revanche, je suis moi parce que tu es toi, et si tu es toi parce que je suis moi, alors je ne suis pas moi et tu n'es pas toi. »
